~¤~     DECOQUAGE ET RESTAURATION     ~¤~ 

SUR 

UNE DINALPIN

 

 

1 ère partie

 

 

  Une nouvelle berlinette Dinalpin entre chez G.A.R.S 66 pour une restauration complète avec un décoquage. Beaucoup de choses sont à reprendre sur cette auto. C'est un gros chantier qui va bien nous occuper durant les mois qui viennent.

 

 

La voiture a été entièrement démontée. Les ouvrants, tous les vitrages, mais aussi les phares, les clignotants, les pare-chocs, rétroviseurs, roues, etc ... Maintenant que l'on y voit plus clair, le vrai travail de restauration va pouvoir commencer.

 

 

Comme on peut le constater sur ces photos, la partie arrière de la voiture a été modifiée. L'actuel propriétaire de cette Dinalpin souhaite qu'elle retrouve sa ligne d'origine. Dans les semaines qui viennent, Thierry va donc s'attacher à faire disparaitre toute trace de cette transformation inesthétique ...

 

 

Après avoir séparé le chassis de sa coque, cette dernière et retournée et installée sur un chariot spécialement conçu pour permettre un travail plus aisé sur les soubassements de l'auto. La coque peut aussi être déplacée facilement dans le garage.

 

 

Depuis un moment, nous attendions une fenêtre météo favorable de trois jours minimum sans pluie pour pouvoir sabler le chassis sans être confronté aux problèmes liés à l'humidité. Et comme le temps n'est pas formidable cette année, ce n'est pas simple et il faut être patient ...

 

 

Mais, après avoir regardé la météo, cette semaine c'est tout bon. Donc, installation du matériel dans la cour du garage et c'est parti pour la mise à nu du chassis. La corrosion a fait son oeuvre et la rouille est partout ...

 

Et voilà le résultat final. On comprend mieux d'ou vient l'expression " décaper à blanc " en regardant cette photo.


Après avoir été sablé, le métal prend une couleur qui est assez proche du blanc.



 

Bon, maintenant que le chassis est sablé et installé sur le marbre, faisons le tour du propriétaire pour voir tout ce qui ne va pas. Au niveau de la traverse avant, rien à signaler ...

 

 

C'est après que cela se gâte !!! L'extrêmité des deux tubes latéraux est très corrodée, mais pas seulement. Il y a autre chose de beaucoup plus ... folklorique !!!

 

Un ancien propriétaire de cette berlinette a décidé de monter des jantes d'un diamètre supérieur à celles d'origine sur son auto. Une fois en place, dans les virages, les pneus frottaient sur les tubes. Je vous laisse imaginer la suite ...

 

Le gars a fait du découpage !!! De cette façon, par temps de pluie, l'eau projettée par les pneus allait directement s'accumuler dans les tubes et la rouille perforante n'a eu aucun mal à s'intaller. Il faut donc remplacer ces deux parties ...

 

 

Deuxième point a revoir. Le berceau moteur est faussé. Le tube qui monte en diagonale, coté gauche, est plié juste au dessus de la plaque de renfort. Là encore, il va falloir refaire ce morceau pour que le chassis retrouve son équilibre.

 

 

Les pièces de remplacement ont été préparées en amont et la reconstruction peut se faire dès que les morceaux à changer ont été découpés. Pas de temps de perdu. Ci dessous, une vue de l'intérieur du berceau moteur .

 

Maintenant, une fois la reconstruction faite, c'est du solide !!!

 

 

Ensuite vient le tronçonnage de l'extrêmité des tubes corrodés. Inutile de les changer totalement. Seus les bouts sont mangés par la rouille.

 

 

Remise en place des nouveaux tubes. Bien entendu, une modification importante est faite par rapport aux originaux ...

 

On oublie pas de fermer l'extrêmité des tubes dans le but de les rendre étanches, pour éviter que la corrosion ne revienne s'installer à l'intérieur avec le temps !!!

 

 

Puis on termine par le découpage des morceaux du renfort d'angle manquant sur le coté droit du berceau moteur.

 

En arrière plan, une berlinette FASA qui va subir une réfection moteur et un changement de traverse avant sans décoquage dans les jours qui viennent. 

 

 

Et voilà le résultat final. Le renfort d'angle neuf a retrouvé sa place. Notre chassis est a nouveau fonctionnel. Il est temps de passer à l'étape suivante.

 

 

Direction la cabine de peinture pour y subir traitement anti corrosion puis peinture noire dans le but de le protéger efficacement des intempéries à l'avenir. 

 

 

Maintenant que la partie chassis est terminée, il est temps de s'intérêsser à la coque de notre Dinalpin et, là, et bien ... Il va y avoir du boulot !!!

 

 

De nombreuses zones de la coque sont à reprendre. Ci dessous, on voit une précédente réparation avec une surcharge de polyester à l'avant, coté droit. Les passages de roues sont également à revoir ...

 

 

Et puis, il y a cette vilaine modification au niveau des prises d'air du compartiment moteur situées sur les ailes arrières. Thierry va s'attacher a les faire disparaitre complètement, conformément au souhait du propriétaire de la berlinette.

 

Pour cela, on commence par découper les deux écopes inesthétiques qui se trouvaient à l'extrêmité des ailes arrières ...

 

Puis, on va reboucher les trous d'aération qui ne se trouvent pas aux bons endroits. Le but étant de remettre cette partie de l'auto en conformité avec l'origine.

 


 

Le bouclier avant de la Dinalpin pose problème. Une grosse quantité de polyester s'accumule à cet endroit. Le résultat d'un ou plusieurs chocs mal réparés par le passé. 

 

Toutes ces couches de polyester superposées ne sont pas bien collées entre elles. Thierry va devoir retirer tout ça s'il veut redonner sa forme d'origine et sa solidité à cette partie

de la coque.

 

 

Après avoir attaqué au marteau et au burin, Thierry a très vite la confirmation de ce qu'il soupçonnait. C'est un véritable replatrage qui a été fait. Et il y en a plusieurs centimètres d'épaisseur à enlever. En dessous, la teinte rouge d'origine est toujours là.

 

 

Une fois la couche superficielle retirée, on trouve de tout. Mélange de fibre et de mastic, sur trois à quatre centimètres d'épaisseur. Aucune homogènéïté entre les différents matériaux. En cas de nouveau choc, tout l'avant de la voiture aurait sans doute éclaté.

 

 

Au bout de plusieurs heures de décapage, Thierry se rend compte qu'il va falloir passer à la vitesse supérieure ...

 

 

Devant l'état très dégradé de la partie inférieure du nez de la voiture, il décide de la découper pour retirer complètement ce morceau. Il n'est pas possible de le conserver.

 

 

C'est un des avantages de ces coques en polyester. Lorsqu'une partie de l'auto est trop abimée, on la découpe et ensuite, on la refait au modèle. Voilà, la découpe est réalisée. C'est assez spectaculaire à voir, mais pas d'inquiétude. On a déjà fait des choses plus folles ...

 

 

Thierry a retiré pratiquement 10 kilos de fibre mélangée à du mastic. Maintenant, on va pouvoir faire un boulot propre et redonner sa forme d'origine et sa résistance à l'avant de cette Dinalpin. Faites chauffer la colle !!!

 

 

Le nouveau bouclier avant en polyester est arrivé. Thierry va maintenant pouvoir l'ajuster et le mettre en place. Encore beaucoup de boulot en perspective !!!

 

Mais lorsqu'on se lance dans ce genre de restauration sur une ancienne coque en polyester, ce genre de surprise n'est pas rare.

Heureusement, Thierry est avant tout un passionné et ne compte pas la totalité de ses heures ...

 

 

On commence par découper la nouvelle pièce en polyester pour la mettre à la forme de la partie manquante de la coque. Puis, on solidarise l'ensemble à l'aide de vis et d'écroux.

 

Le nouveau bouclier avant est en place. Pour le moment, il n'y a plus qu'à laisser sècher. Dans quelques jours, ponçage, résine, re ponçage, re résine, etc ... Jusqu'à ce que tout soit nickel !!!

 


 

Un gros plan du pansement réalisé sur l'avant de la Dinalpin. Une fois la réparation achevée, l'avant de la voiture aura retrouvé

toute sa solidité.

 

 

A l'origine, l'auto était pourvue d'ailes plates. Mais, ensuite, elle a subit des transformations et le bord des ailes avait été élargi. Le propriétaire souhaitant remettre sa Dinalpin dans sa configuration initiale, il faut faire disparaitre ces élargissements.

 

 

Après avoir meulé les renflements d'ailes pour les faire disparaitre, Thierry refibre pour pouvoir refaire une arête parfaitement nette aux contours de ses passages de roues.

Il n'y a plus qu'à attendre que cela sèche.

 

 

Les bas de caisse sont également en mauvais état. Il faut reprendre entièrement tous les soubassements de la voiture. On commence donc par décaper en profondeur ...

 

 

Le morceau de tôle de renfort qui été posé et rivé va servir d'appui quand Thierry va refibrer le bord du passage de roue arrière gauche. De cette façon, il va pouvoir déborder franchement.

 

 

Et voilà le résultat. Quand tout sera sec, il suffira de découper les surfaces excédentaires pour redonner à cette zone sa forme d'origine et sa solidité. La symétrie sera réalisée de l'autre

côté de la voiture.

 

 

Et voici des bas de caisse entièrement repris. Ils sont tout neufs. Un petit coup de ponçage pour enlever les aspérités ...

 

Ensuite, ils seront repeints avec la carrosserie quand le moment sera venu. Mais nous n'en sommes pas encore là !!!

 

 

L'étape suivante est le traitement du dessous de la coque. Thierry va appliquer de l'anti gravillons avant le remontage du chassis.

 

Mais avant cela, il faut protèger la carrosserie des projections. Donc, on bache et on met du scotch partout ...

 

 

Ensuite, on traite, non sans avoir préalablement protégé les zones d'ancrage du chassis sur la coque. 

 

 

Une fois que le produit est sec, on enlève les protections. C'est tout beau, tout propre !!! 

 

Les zones non traitées ( de couleur blanche ) dans les passages de roues et sur le fond de l'auto, vont servir à refibrer les platines du chassis sur la coque. Puis, une fois ce travail effectué, Thierry les traitera également.

 

 

Le moment est venu de remettre le chassis en place. Là encore la "chèvre" va nous être d'un grand secours ... Et oui, un chassis de Dinalpin, cela pèse son poids !!!

 

 

L'opération est terminée. Le chassis a retrouvé sa coque. Thierry va maintenant pouvoir passer à l'étape suivante ...

 

Cette étape, c'est l'assemblage chassis / coque. Les platines métalliques, prévues à cet effet et soudées sur le chassis, sont noyées dans la résine pour assurer la liaison avec la coque en polyester de la voiture.

 

 

Après avoir refait entièrement le bouclier avant et avoir repris les soubassements sur toute leur longueur, des deux côtés de l'auto, il est temps de s'attaquer à la partie arrière.

 

Pour cela, il nous fallait impérativement remettre le chassis en place avant. En effet, le retour de la jupe arrière prend appui sur la barre transversale qui forme l'extrêmité du berceau moteur ... 

 

 

Il est donc impératif de faire les choses dans cet ordre. Ensuite, la procédure est classique, ponçage, fibre, une bonne dose de résine, serre joints, et on attend que cela sèche.

 

 

Il est temps de remettre le faisceau en place. Seulement les fils sont coupés tellement court, qu'une fois rebranchés, on dirait des cordes de guitare ... On ne peut pas laisser cela dans cet état. Au moindre choc, les connections risquent de s'arracher.

 

Sur la photo de gauche,Thierry pratique une petite découpe dans le polyester pour déplacer un peu l'orifice d'entrée du faisceau sur la gauche et gagner quelques précieux centimètres sur la longueur des fils qui retrouvent un peu de liberté ...

 

Sur la photo de droite, on voit le résultat. Les fils sont beaucoup moins tendus. C'est mieux comme ça. Il y aura juste un peu de polyester à refaire pour boucher cette petite ouverture ...

 


 

Voici une vue d'ensemble. Le travail a bien avancé et d'ici quelques temps, on va pouvoir remettre l'auto sur ses roues et passer à l'étape suivante ...

 

 

Après la trève des confiseurs, il est temps de lancer le remontage de la Dinalpin. Thierry commence par le train avant. Toutes les pièces qui le composent sont prêtes. Il n'y a plus qu'à ...

 

  

En effet, l'ensemble des éléments composant les trains avant et arrière avaient été préparés et repeints avant le fêtes ...

 

 

Et il est temps de remettre la berlinette Dinalpin à l'endroit avant de poursuivre sa restauration.

 

 

Maintenant qu'elle a retrouvé une position plus digne, il est temps d'attaquer le décapage de l'auto. Thierry va la mettre complètement à blanc pour commencer ...

 

 

Il faut également dégager les deux prises d'air du compartiment moteur dont la forme a été complètement modifiée par l'ancien propriétaire.

 

Pour cela, Thierry utilise un ciseau à bois de forte section et il gratte lentement et progressivement les couches succèssives de mastic. Petit à petit, la forme des anciennes prises d'air réapparait.

 


 

Voilà l'opération de grattage qui se termine. Maintenant, il va falloir se mettre au ponçage pour retrouver le galbe de l'arête supérieure des ailes arrières. Et là, il y a pas mal de boulot en perspective !!!

 

 

Le décapage avance, mais la partie arrière est, elle aussi, très abimée. Beaucoup de replatrages et de réparations mal faites au fur et à mesure des années, un peu comme pour la partie avant ...

 


 

Après avoir complètement décapé l'auto, il est temps de se pencher sur l'état des planchers en bois. Ils sont d'origine et entièrement pourris ... Thierry commence donc par les retirer.

 

 

Puis, deux nouveaux planchers sont découpés à la forme gràce à des gabarits conservés au garage. Pour les réaliser, Thierry utilise du contre plaqué marine. Et voici le résultat après la pose. 

 

 

Gros plan sur l'arrière de la coque débarrassé des éléments endommagés par des réparations succèssives mal maitrisées et des replatrages à répétitions.

 

 

Après un ajustage minutieux de la nouvelle face arrière sur la coque de la Dinalpin, Thierry la fixe provisoirement à l'aide de pattes métaliques. Ensuite, la fée polyester va faire son travail de liaison et les attaches seront retirées et les trous rebouchés.

 

L'étape suivante sera le ponçage pour faire disparaitre toute trace de cette réparation ...

 

 

Voilà, le bloc arrière fait maintenant partie intégrante de l'auto et le ponçage peut commencer. Il y en a pour un sacré bout de temps et Thierry a fait rentrer un imposant stock de disques dans le but d'alimenter la ponçeuse qui les dévore à une vitesse vertigineuse.

 

 

Après avoir obturé toutes les ouvertures de la coque à l'aide de papier kraft, il est temps de traiter les surfaces au sinto jet.

 


 

Pour retrouver les lignes exactes de la voiture sur toutes les parties que Thierry a dû refaire ou remplacer, il utilise un voile de guide de couleur noire. Cette application accentue les reliefs et fait ressortir les imperfections ... 


Ensuite, la voiture est ponçée à la main et à la cale ... Très gros boulot. Elle va être vraiment jolie une fois terminée. Mais il y a encore beaucoup de travail ...

 

En ce qui concerne la découpe des ailes arrières, Thierry attend de voir l'auto posée sur ses roues pour finaliser cette opération.


 

Voici l'ensemble moteur, boite, train arrière prêt a être installé dans la voiture. Cela va se faire d'ici quelques jours. Le travail avance mais il reste encore beaucoup à faire sur cette auto ...

 

 

La Dinalpin a retrouvé sa motorisation et son train arrière !!!

 

Thierry va maintenant pouvoir s'occuper de finaliser la découpe des deux passages de roues ...

 

 

L'étape suivante, c'est la réfection totale du faisceau électrique de l'auto ... Thierry a sorti les schémas et c'est parti !!! Tout aura vraiment été refait de A à Z sur cette voiture. 

 

 

C'est ce qui s'appelle un beau paquet de ficelles de toutes les couleurs !!! Pas facile de s'y retrouver. Mais Thierry maitrise cet exercice. Par contre, la place pour travailler manque cruellement.

 

 

Arrivée du cablage dans le compartiment moteur ...

 

 

Puis, mise sous gaines de tous les fils électriques, montage d'une boite à fusibles pour plus de sécurité et raccordement aux différents organes concernés. 

 

Thierry en profite pour tenter de faire démarrer le moteur de la voiture qui a été entièrement refait par le client lui même.

 

Rien à faire. Après une vérification approfondie, plusieurs choses devront être revues par ce dernier s'il souhaite que son auto fonctionne correctement ...

 

 

Mais cet aspect de la restauration de l'auto ne fait pas partie du travail confié à G.A.R.S 66.

 

Aussi, Thierry attaque t-il la rénovation du compartiment avant. 

 

 

Tout le devant de la Dinalpin est emballé et plusieurs couches de peinture noire sont appliquées partout de façon à redonner un aspect bien propre à ce compartiment.

 

 

Puis, il est temps de s'occuper du réservoir qui est en mauvais état. Il a été mal réparé à plusieurs endroits par le passé. Remise en état de ce dernier et peinture noire.

 

Sur la photo de gauche, on voit nettement une des ancienne réparation. Les autres se trouvent au niveau du fond.

 

Sur celle de droite, une fois repeint et réparé, il a meilleure allure.

 


 

Gros travail d'ajustage au niveau des portières. En effet, lorsque l'auto est arrivée l'année dernière, ces dernières fermaient difficilement et n'étaient pas très droites.

 

Maintenant, la nervure de la porte est parfaitement alignée avec son prolongement sur l'aile avant et sur l'aile arrière.


C'est nettement plus esthétique et ça ferme correctement ...